L'autonomie en eau est ce qui me tenait le plus à cœur. J'ai la chance d'avoir une source à deux pas de chez moi et je savais que l'eau souterraine était accessible facilement dans notre hameau. Dans cet épisode, je veux parler de ce qu'on a mis en place concrètement — des cuves de pluie pour le jardin, et le forage pour notre eau à boire. Deux projets très différents en termes d'investissement et de complexité, mais qui ensemble nous donnent une autonomie totale en eau.
Les cuves de récupération d'eau de pluie pour le jardin
On a deux cuves de 1000 litres chacune, branchées sur les gouttières du toit de la maison, interconnectées entre elles. Au printemps et en automne, elles débordent tellement il pleut — on ouvre le trop-plein vers le jardin. Quand l'hiver est très froid on les couvre avec des vieux duvets et une bâche, pour éviter le gel, qui peut fragiliser les cuves et les tuyaux. En juillet-août, elles permettent d'assurer tout l'arrosage du potager sans toucher au réseau d'eau de ville.
L'eau de pluie est douce, sans calcaire, sans chlore et à température ambiante. Les plantes l'assimilent mieux que l'eau du robinet. Pour le jardin, c'est la meilleure eau possible — et elle tombe gratuitement du ciel.
Le forage : l'investissement qui change tout
C'est le projet le plus ambitieux qu'on ait réalisé sur notre autonomie. Faire forer un puits pour capter la nappe phréatique et installer une pompe immergée avec un système de filtration. L'investissement est significatif — entre 2 000 et 3 000€ selon la profondeur, le terrain et l'installateur (2500 euros chez nous) — mais il en valait pleinement la peine. Depuis, on est totalement autonomes pour notre eau à boire.
Le forage a été réalisé par une entreprise spécialisée. On a déclaré le forage en mairie comme la loi l'exige. La pompe immergée remonte l'eau dans un surpresseur avec réservoir tampon. Et la filtration est assurée par un système de filtres aux normes, qui élimine entre 90% et 99% des polluants — chlore résiduel, métaux lourds, nitrates, molécules organiques.
Les filtres charbon hydropure
Sur le robinet de cuisine, nous avons installé un filtre à charbon de marque Hydropure pour une cinquantaine d'euros (prévoir une recharge tous les 6 mois pour 35 euros environ). Système très simple à visser directement sur l'embout du robinet. Les filtres à charbon actif travaillent par adsorption — les molécules de polluants se fixent sur la surface poreuse du charbon actif. Ces filtres sont efficaces sur un spectre très large : chlore, métaux lourds, pesticides, hydrocarbures, certains médicaments, composés organiques volatils.
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